« Laisser le sol porter vos pas,
et le cœur trouver sa voix »
Il arrive qu'on ne se reconnaisse plus tout à fait dans sa propre vie. Que quelque chose se soit figé, sans qu'on sache bien quoi ni depuis quand. Ce qui s'est arrêté peut se remettre en mouvement — rarement tout seul, presque toujours dans une relation. Je vous accueille et vous accompagne à votre rythme, pour retrouver de l'équilibre, du sens et de l'élan de vie.
Prendre un premier contactUn échange de 15 minutes, gratuit et sans engagement.
On n'a pas besoin d'un motif clair pour venir. Beaucoup de gens arrivent en disant qu'ils ne savent pas très bien pourquoi ils sont là. C'est un point de départ comme un autre, souvent même un bon.
Je suis formée à la Gestalt-thérapie à l'Institut Limousin de Formation & Gestalt-Thérapie. Ma pratique est supervisée, et je poursuis moi-même un travail thérapeutique personnel. Dans ce métier, les deux ne sont pas des formalités : ce sont les conditions pour recevoir quelqu'un sans lui faire porter ce qui m'appartient.
Un événement ne devient pas traumatique par sa gravité vue de l'extérieur, mais par ce qu'il a fait à l'intérieur, sur le moment : quand ce qui arrive dépasse ce qu'une personne pouvait absorber, quelque chose se fige. Des années plus tard, le corps continue de s'organiser comme si le danger était encore là.
On imagine le trauma comme un choc identifiable — un accident, une agression. Il en existe une autre forme, plus silencieuse : un climat durable d'insécurité, un lien précoce où il fallait choisir entre rester soi et rester relié·e. Ceux-là laissent peu de souvenirs et beaucoup de manières d'être. Beaucoup de gens arrivent en disant « il ne m'est rien arrivé de grave » — et c'est souvent vrai au sens des faits.
Ce qui a été trop pour l'organisme ne se range pas comme un souvenir ordinaire. Ça reste vif, prêt à se rallumer : hypervigilance, emballement, ou au contraire sidération et sensation d'être coupé·e de soi. Le travail commence donc par le corps et par la sécurité — retrouver des appuis, un souffle, la capacité de revenir au calme — avant tout récit.
Ce que le trauma abîme n'est pas seulement la mémoire : c'est le sentiment de sa propre valeur. Un enfant qui traverse ça n'en conclut presque jamais « on m'a fait du mal » ; il en conclut « c'est moi ».
Le psychanalyste Heinz Kohut a décrit comment ce sentiment de valeur se construit dans le regard des autres : être vu et accueilli tel qu'on est, pouvoir s'appuyer sur plus solide et plus calme que soi, se reconnaître dans des semblables. Quand ces réponses ont durablement manqué, l'estime de soi reste suspendue à l'extérieur : elle monte à la moindre approbation, s'effondre à la moindre critique. Elle se répare là où elle s'est abîmée, c'est-à-dire dans une relation.
Revivre sans ressources ne soigne pas : cela réinstalle. On avance donc par petites doses, en faisant des allers-retours entre ce qui est difficile et ce qui apaise, et vous gardez la main sur ce qui s'ouvre et quand. Il est aussi possible de faire un vrai travail sans jamais raconter les faits en détail.
Au-delà du cursus de Gestalt-thérapie, j'ai suivi trois cycles de stages consacrés au traitement des traumas : traumas du développement et théorie de l'attachement, modes de survie et régulation émotionnelle, mémoires traumatiques et restauration des ressources du self, théorie polyvagale et ses applications cliniques.
Un mot de prudence, parce qu'il compte ici plus qu'ailleurs : certaines situations — trauma complexe, état de stress post-traumatique installé, dissociation importante — demandent un cadre médical en parallèle, parfois d'abord. Si c'est votre cas, je vous le dirai dès le premier échange, et nous verrons ensemble vers qui vous tourner.
Une quinzaine de minutes, gratuites et sans engagement. Par téléphone, par WhatsApp ou par mail. Vous dites en quelques mots ce qui vous amène. Je vous explique comment je travaille et dans quel cadre. Si je ne suis pas la bonne personne, je vous le dis et je vous oriente — c'est aussi à ça que sert ce premier échange.
On fait connaissance, on regarde ensemble ce qui vous amène et ce que vous cherchez. Rien ne vous engage sur une durée en dehors de la séance présente : à tout moment, vous pouvez décider que ce n'est pas le bon endroit, ou pas le bon moment.
Cinquante minutes, en face à face. On part de ce qui est là aujourd'hui, pas d'un programme. Je vous propose parfois de ralentir sur une sensation, de reprendre une phrase, d'essayer quelque chose. Rien n'est imposé : vous pouvez toujours dire non, et ce non fait partie du travail.
Le rythme recommandé est d'une séance par semaine ou tous les quinze jours, mais c'est à vous de choisir le vôtre. La durée dépend de ce que vous venez chercher. La fin se prépare et se décide ensemble — elle ne se subit pas.
Ce qui se dit en séance reste entre nous. Comme je travaille sous supervision, je peux évoquer une situation clinique avec mon superviseur, de façon anonyme, pour continuer à bien vous accompagner.
06 01 76 42 44
WhatsApp
victoria.psychotherapie@gmail.com
Gratuit et sans engagement. Si vous préférez appeler directement, laissez-moi un message : je rappelle sous 48 heures.
La Gestalt-thérapie est une approche humaniste qui part de ce que vous vivez ici et maintenant — dans le corps, les émotions, les pensées, et dans ce qui se joue entre nous pendant la séance. Elle ne cherche pas d'abord à expliquer le passé, mais à observer comment il continue d'agir dans le présent.
Le mot allemand Gestalt désigne une forme, une figure d'ensemble — quelque chose qui se détache d'un fond et prend sens dans le présent, ici et maintenant. C'est l'image de départ de toute l'approche : à chaque instant, quelque chose se détache en nous et demande à être vu.
En Gestalt, on appelle frontière-contact le lieu où je vous rencontre : ni tout à fait en moi, ni tout à fait en vous. C'est là que se logent nos manières d'entrer en relation — s'effacer, prendre toute la place, détourner, se retirer. Ces manières ont toutes été utiles un jour. Elles deviennent coûteuses quand elles se répètent sans que nous puissions choisir autrement.
Le travail consiste moins à comprendre qu'à sentir : que fait mon souffle quand je dis cette phrase ? Où est-ce que ça se serre ? Qu'est-ce qui vient de changer entre nous ? Cette attention à l'expérience immédiate est le principal outil de la Gestalt — et la raison pour laquelle le corps y a toute sa place.
C'est le principe le plus contre-intuitif de l'approche : le changement survient quand on devient ce que l'on est, pas quand on s'efforce de devenir ce que l'on n'est pas. Autrement dit, la thérapie ne consiste pas à vous corriger. Elle consiste à vous permettre d'habiter pleinement ce que vous vivez — et c'est de là, souvent, que ça bouge.
La Gestalt-thérapie est née aux États-Unis en 1951, autour de Fritz Perls, de Laura Perls et de Paul Goodman. Elle emprunte à la psychanalyse, à la psychologie de la forme et à la philosophie du dialogue. Il en existe aujourd'hui plusieurs courants, qui discutent encore entre eux — ce qui est plutôt bon signe.
Le courant qui a le plus marqué ma formation est celui du psychologue québécois Gilles Delisle. Il ajoute à l'ici et maintenant l'histoire de vos liens les plus anciens — la manière dont ils ont façonné vos façons d'aimer et de vous protéger.
Il en découle une idée qui change concrètement la façon de travailler : la relation thérapeutique est le lieu du travail, là où le changement et la transformation s'invitent et se vivent. Ce qui se répète ailleurs dans votre vie finit par se rejouer entre nous — et c'est là, dans une relation où l'on peut enfin le regarder ensemble, qu'autre chose devient possible.