Victoria Tonu

Psychopraticienne en Gestalt-thérapie

« Laisser le sol porter vos pas,
et le cœur trouver sa voix »

Certaines épreuves font surgir la douleur, la vulnérabilité, le vide ou la perte de repères. Les traverser seul·e n'est pas une obligation. Je vous accueille et vous accompagne à votre rythme, pour retrouver de l’équilibre, du sens et de l’élan de vie.

Prendre un premier contact

Un échange de 15 minutes, gratuit et sans engagement.

Pourquoi venir

Ce qui amène, le plus souvent

  • Des difficultés relationnelles, le sentiment de débordement émotionnel, une perte de repères.
  • De l'anxiété, un manque de confiance, l'impression d'être dans une impasse.
  • Un deuil, une séparation, une maladie, un événement dont on ne se remet pas.
  • Un besoin de sens, de liberté intérieure — ou simplement d'un espace d'écoute.

On n'a pas besoin d'un motif clair pour venir. Beaucoup de gens arrivent en disant qu'ils ne savent pas très bien pourquoi ils sont là. C'est un point de départ comme un autre, souvent même un bon.

Qui je suis

Victoria Tonu

Portrait de Victoria Tonu

Je viens de l'informatique, où j'ai appris à regarder longtemps ce qui semblait embrouillé sans me presser de conclure. C'est ce que j'emporte avec moi dans ce métier — avec le goût des choses dites franchement, et le souci de rencontrer l'autre là où il est.

Je suis formée à l'Institut Limousin de Formation & Gestalt- Thérapie, membre du réseau national des formations certifiantes européennes en psychothérapie — un cursus approfondi de plus de cinq ans, dont je suis aujourd'hui en dernière année.

L'approche

La Gestalt-thérapie

La Gestalt-thérapie est une approche humaniste qui part de ce que vous vivez ici et maintenant — dans le corps, les émotions, les pensées, et dans ce qui se joue entre nous pendant la séance. Elle ne cherche pas d'abord à expliquer le passé, mais à observer comment il continue d'agir dans le présent.

Le mot allemand Gestalt désigne une forme, une figure d'ensemble — quelque chose qui se détache d'un fond et prend sens comme un tout. C'est l'image de départ de toute l'approche : à chaque instant, quelque chose se détache en nous et demande à être vu.

Contactce qui se passe à la frontière entre soi et l'autre

En Gestalt, on appelle frontière-contact le lieu où je vous rencontre : ni tout à fait en moi, ni tout à fait en vous. C'est là que se logent nos manières d'entrer en relation — s'effacer, prendre toute la place, détourner, se retirer. Ces manières ont toutes été utiles un jour. Elles deviennent coûteuses quand elles se répètent sans que nous puissions choisir autrement.

Awarenessla conscience de ce qui est là

Le travail consiste moins à comprendre qu'à sentir : que fait mon souffle quand je dis cette phrase ? Où est-ce que ça se serre ? Qu'est-ce qui vient de changer entre nous ? Cette attention à l'expérience immédiate est le principal outil de la Gestalt — et la raison pour laquelle le corps y a toute sa place.

Théorie paradoxale du changementArnold Beisser, 1970

C'est le principe le plus contre-intuitif de l'approche : le changement survient quand on devient ce que l'on est, pas quand on s'efforce de devenir ce que l'on n'est pas. Autrement dit, la thérapie ne consiste pas à vous corriger. Elle consiste à vous permettre d'habiter pleinement ce que vous vivez — et c'est de là, souvent, que ça bouge.

D'où elle vient

La Gestalt-thérapie naît aux États-Unis au tournant des années 1950. Son texte fondateur, Gestalt Therapy: Excitement and Growth in the Human Personality, paraît en 1951. Il est signé par trois auteurs — Frederick « Fritz » Perls, Ralph Hefferline et Paul Goodman — et reste connu dans le milieu sous le sigle « PHG ».

Fritz Perls (1893-1970) était psychiatre et psychanalyste, formé en Allemagne, analysé notamment par Wilhelm Reich, dont il gardera l'attention au corps. Il fuit le nazisme, passe par l'Afrique du Sud, puis s'installe à New York. Laura Perls (1905-1990), docteure en psychologie, formée à la phénoménologie et à la psychologie de la forme, marquée par sa rencontre avec Martin Buber, en est la co-fondatrice — sa contribution a longtemps été sous-estimée, et l'est encore parfois. Paul Goodman, écrivain et penseur libertaire, met en forme la théorie du self ; Ralph Hefferline, universitaire, apporte la partie expérimentale de l'ouvrage.

L'approche puise à plusieurs sources : la psychologie de la forme allemande (Wertheimer, Köhler, Koffka) et sa notion de figure et de fond, la conception organismique de Kurt Goldstein, la psychanalyse et le travail corporel de Reich, la phénoménologie de Husserl, la philosophie du dialogue de Martin Buber — le « Je-Tu » —, et certaines influences orientales, notamment le zen.

Ce qu'elle est devenue

Dans les années 1960, Fritz Perls devient une figure médiatique à Esalen, en Californie. Le style de cette période — spectaculaire, démonstratif, travail devant un groupe — a longtemps représenté la Gestalt dans l'imaginaire commun. Ce n'est plus le visage de l'approche aujourd'hui.

La Gestalt contemporaine s'est déplacée vers la relation : moins de technique démonstrative, davantage d'attention à ce qui se construit entre le thérapeute et la personne. Il n'existe d'ailleurs pas une Gestalt, mais plusieurs courants, qui discutent entre eux. C'est une approche vivante, encore en débat avec elle-même — ce qui est plutôt bon signe.

La psychothérapie du lien : les travaux de Gilles Delisle

Parmi ces courants, l'un occupe une place particulière dans ma formation. Gilles Delisle, psychologue québécois, fonde en 1981 le Centre d'intégration gestaltiste à Montréal. Il y élabore, au fil des années 1990, la psychothérapie gestaltiste des relations d'objet (PGRO), également appelée psychothérapie du lien. Elle naît d'une révision de la théorie du self de Perls, Hefferline et Goodman, soutenue comme thèse doctorale à l'Université de Montréal.

Ce qu'elle ajoute tient en une phrase. La Gestalt classique se concentre sur l'ici et maintenant ; Delisle y réintroduit la trajectoire développementale — la manière dont nos liens les plus précoces ont façonné des façons d'aimer, de se protéger et de se relier, qui continuent aujourd'hui de se rejouer à notre insu. Pour cela, il emprunte à la théorie psychanalytique des relations d'objet (l'école britannique, notamment Fairbairn), et depuis les années 2000 aux neurosciences affectives.

Il en découle une idée qui change concrètement la façon de travailler : la relation thérapeutique n'est pas le décor du travail, elle en est le lieu. Ce qui se répète ailleurs dans votre vie finit tôt ou tard par se rejouer entre nous, en séance — et c'est précisément là, dans une relation où l'on peut enfin le regarder ensemble, qu'autre chose devient possible.

Ses principaux ouvrages en français : Les troubles de la personnalité : perspective gestaltiste (1991), La relation d'objet en Gestalt-thérapie (1998), Vers une psychothérapie du lien (2001).

Comment ça se passe

Le déroulé, du premier appel à la suite

Un premier échange téléphonique

Une quinzaine de minutes, gratuites. Vous dites en quelques mots ce qui vous amène. Je vous explique comment je travaille et dans quel cadre. Si je ne suis pas la bonne personne, je vous le dis et je vous oriente — c'est aussi à ça que sert cet appel.

Les premières séances

On fait connaissance, on regarde ensemble ce qui vous amène et ce que vous cherchez. Rien ne vous engage sur une durée : à tout moment, vous pouvez décider que ce n'est pas le bon endroit, ou pas le bon moment.

Une séance ordinaire

Cinquante minutes, en face à face. On part de ce qui est là aujourd'hui, pas d'un programme. Je vous propose parfois de ralentir sur une sensation, de reprendre une phrase, d'essayer quelque chose. Rien n'est imposé : vous pouvez toujours dire non, et ce non fait partie du travail.

La suite

Le rythme habituel est d'une séance par semaine ou tous les quinze jours. La durée dépend de ce que vous venez chercher. La fin se prépare et se décide ensemble — elle ne se subit pas.

Ce qui se dit en séance reste entre nous. Comme tout praticien sérieux, je travaille sous supervision : je peux évoquer une situation clinique avec mon superviseur, de façon anonyme, pour continuer à bien vous accompagner.

En pratique

Tarifs, lieu, prise de contact

Séance individuelle
50 € · 50 min
Séance de couple
100 € · 1 h 30
  • Cabinet
    100 avenue Baudin, 87000 Limoges
  • À distance
    Séances en visioconférence possibles
  • Règlement
    Espèces, chèque ou virement. Les séances ne sont pas remboursées par l'Assurance maladie ; certaines mutuelles participent.
  • Annulation
    Une séance annulée moins de 48 h à l'avance est due, sauf urgence.

06 01 76 42 44
victoria.psychotherapie@gmail.com

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Gratuit et sans engagement. Si vous préférez appeler directement, laissez-moi un message : je rappelle sous 48 heures.